3 des 6 signaux faibles de la Lettre gratuite et des 26 signaux faibles de la Lettre des Signaux Faibles payante - Premium - de février 2017

Signal faible 1 : succès des microbrasseries

Encore de la micro-fabrication ! Et encore un contre-pied des tendances. Décidément, la prospective est vraiment un exercice de contre-pied ! Il y a quelques années, seules les brasseries de spécialités trouvaient grâce, les bières de luxe s’effondraient. 900 microbrasseries en France en 2016 ! 5.000 marques de bière !! 10% de microbrasseuses !!! déjà 5% du total !!!! La fraicheur de ce marché vaut pour d’autres marchés : rien n’est jamais certain, une tendance lourde peut devenir un tendance bien légère !!!!!!

Signal faible 2 : SEB c’est bien !

SEB fait partie de ces entreprises françaises dont les médias français oublient de parler parce qu’ils l’utilisent chaque jour à la cuisine, dans le ménage et que SEB n’est pas dans le CAC 40, ni à Paris. Sauf que SEB c’est une entreprise mondiale dont le troisième marché sera l’Allemagne - oui, Deutsche Qualität ! - , 3ème parce que le premier est la Chine ! Donc SEB assume des qualités différentes. Il n’y a pas que PSA ou LVMH qui achètent des entreprises allemandes. SEB cultive l’innovation (200 par an) depuis de longues années. Et ça paie.

Signal faible 3 : le pétrole, « open bar »

Peak of Hubbert ? Vous vous souvenez ? Il y a 10 ans, on ne parlait que de cela : le moment où le restant de pétrole à exploiter est équivalent à celui déjà exploité. Ce devait être vers 2020 ? Et le peak of coal vers 2040 ? On n’en parle plus. On croule sous le pétrole. Il y en a jusque 2060/70. Et pourtant il n’y a plus eu de grande découverte de pétrole depuis 25 ans au Kazakhstan. En prospective, cela rend modeste envers les tendances lourdes et cela encourage les scénarios les plus improbables.